| |
Les mots qui suivent sont la langue de mon âme...
La lumière de ce jour éclaire l’image, la perception de mon être. La lumière de ce jour m’éclaire. Ma perception de l’amour grandit, s’épanche sur ma propre situation, m’entraîne vers l’extrême lumière.
La nuit vient jours après jours éteindre ma réalité sublimable pour me plonger dans des rêves bien plus positifs. Je vis dans la demi-mort. J’aime et j’aime jusqu’à en étouffer.
Je m’empêtre dans la réalité des jours et l’espoir de mes nuits. Pourrai-je surmonter tous les challenges que je me suis imposé ? Ma vie a exclu toutes mes joies pour me consacrer à des ambitions très déconnectées.
Aimer c’est chercher sa richesse de cœur hors de son cœur, c’est sans doute une rose qui fait ma richesse de cœur et d’âme. Cette rose s’ouvre chaque fois que je pense.
Ma bouche ne peut verser en oreilles les mots tellement plus modestes que je couche ici. En visant le soleil, je touche les étoiles. Je voudrais renvoyer l’image que reflètent les lacs, mon éternité. Ah si je pouvais offrir la lune, dans quel ciel serai-je porté et qui pourrait m’empêcher à l’ombre des ailes des anges de me calfeutrer. Une nuit, enroulée dans les constellations, sur la mélodie du vent, je pourrai sentir un souffle et les battements d’un cœur me porteront.
Ma vie est bien vide, mon cœur est bien rempli, ma tête est bien irriguée du virtuel. Combien je donnerais pour passer dans l’au-delà d’où je pourrais mieux vivre mes inquiétudes permanentes.
Pourquoi faudrait-il faire taire mes rêves et effacer l’image que je retiens de la femme ? Je comprendrais mal que la vie m’amène à ainsi trahir l’amour.
Je voudrais sortir de mon ile déserte, je voudrais n’entendre que les bruits de la nature, de ma source qui coule accompagnée des chants de mes oiseaux. Mon esprit est très encombré mais l’amour que je dispense n’en est que plus sincère.
Mon plaisir des sens se limite à la contemplation des paysages que je rencontre à travers les vitres des nombreux bus que j’emprunte. Cela peut paraître réducteur. Et pourtant c’est là que je m’imprime dans la joie d’aimer envers et contre tous.
L’amour est une source qui conduit au travers d’une nature grandiose, par le chemin des ruisseaux, des fleuves vers l’immensité de la mer. L’amour conduit à la reconnaissance de l’être par un respect inconditionnel du regard que l’on perçoit et mène à l’âme, au cœur.
L’amour est un don de soi. La femme mérite intensément toutes les images, les sons, les parfums que la terre porte. Mes yeux, mon corps, mon esprit sont tournés dans cette direction, c’est la limite de l’horizon.
"L'Amour surpasse l'être aimé aussi bien que l'être qui l'aime. Il est une promesse qui ne s'épuise jamais." PASCAL
Que ce soit le dimanche, le lundi, le matin, l’après midi ou le soir, les rêves dès mon réveil me suivent sans relâche !Assailli par tous les problèmes dont chacun des jeunes accablent leurs parents, je suis morose. N’ai-je plus la force de leur venir en aide ? J’aime par delà toutes les barrières, mais cela sera-t-il suffisant ?
Que sont ces merveilles que la terre porte ? Il n’y a pas que le peintre qui puisse les exprimer. Tous nous sommes aptes à contempler et exprimer le plaisir des yeux, du cœur par nos regards, notre tendresse, nos mots.
Se réfugier dans la musique, les sons? C'est dans la voix de l'autre que se trouve la présence de Dieu.
Je ne voulais plus de femmes dans ma vie. Je n’ai jamais été autant dans la vie des femmes. Je ne sais me passer d’aimer, et aimer la femme, c’est sublimer l’amour. Je leur laisse faire leurs jours, leurs nuits comme elles l’entendent et dans l’écoute je perçois jour après jours, comme le gazouillis des oiseaux, le bruit du ruissellement de ma rivière, mon âme, une escalade de plaisirs qui collent tant à la nature qu’à mon cœur. Et pourtant la solitude me pèse peut-être comme la mer qui ne sait absorber l’eau qu’on lui apporte, comme les oreilles dont les tympans ne distinguent plus que du bruit sans mélodies.
Dans ces océans de déraison je ne reçois plus la raison, l’espoir. Je suis à l’affut de toutes projections dans le souci d’assurer le bonheur des autres et j’en oublie le mien. Je garde le souci de suivre l’écoulement de mon ruisseau, de chanter avec mes oiseaux, de contempler sans réserves la beauté d’une rose, fleur parmi les fleurs. Un rêve peut-être empreint d’espoir.
Aimer sur l’instant, aimer dans le temps. Un havre de paix libre d’émois parasites pousse le cœur plutôt que l’esprit. Pas de questions inutiles, la nature commence par créer un germe qui grossit sous l’action des nourritures accouplées, l’âme, et de l’eau, sang. La terre suce vers le bas, les racines, culture. L’air aspire vers le ciel, oxygène de l’esprit.
Une plante est née, grandit, l’humain, s’épanouit en fleur, la femme, et s’assure en fruit, l’enfant.
Aimer sous la ferveur d’un terreau chaleureux, sous la chaleur d’un soleil jaunissant un coin de ciel bleu, vers un horizon inaccessible est le plus beau des chemins que l’on peut emprunter. Sur cette voie enchantée de papillons, étoiles de jour, chantée par les oiseaux joyeux, compagnons du jour éclairé, soufflée de brises légères, moteur de la pulsion vers l’avenir, bordée d’un ruisseau charriant nos envies de bonheur, nous aimons sans autre raison que le partage.
Cet échange crée l’amitié profonde, embellit le platonique, alimente une âme pure sans relâche.
Aimer, vivre et mourir d’aimer.
Dur, dur d’aimer quand on est sincère.
Sully Prudhomme disait : « Je suis le captif des mille êtres que j’aime ».
Georges Bernard Shaw disait : « Il est dangereux d’être sincère, à moins d’être également stupide ».
L’amour que je porte et que j’ai la franchise de faire connaître est parsemé de réactions qui toutes tentent à la perception de jalousie. Est-ce vraiment de la jalousie réelle ou de la jalousie feinte. ? Il est probable que ma stupidité est à la hauteur de l’amour que je tente de défendre. Sans doute la séduction effraie-t-elle plus les hommes que la femme.
Ce qui me parait de plus en plus évident est que la société d’aujourd’hui est centrée sur un matérialisme irrationnel, le goût du pouvoir, l’argent facile, le sexe sans conditions, l’égocentrisme. Je tombe dans cette société comme un personnage pur donc extraterrestre, peu crédible. Je crée la suspicion, l’incroyable, le mysticisme, le spirituel.
Pourtant je me sens bien dans mon esprit, dans mon cœur, dans mon âme. Je me sens malheureusement très isolé.
Y-a-t-il une hiérarchie dans les besoins de cette âme torturée? Qui donc peut m’apporter la sérénité ne fusse que par une simple présence ?
Oui je suis conscient que mes vraies pulsions de réconfort dans ma vie qui ne me passionne plus sont Rahma et sa petite Nour Houda qui sont à la fois, maman et enfant, femme sans tabous et sans mystères. Elles me font passer par tous les bons souvenirs de ma trop longue carrière d’humain. Elles apportent un sens profond à mon parcours trop long vers ma mort.
Il n’empêche que j’ai une série d’étoiles qui éclairent mon long parcours : mes enfants, mes petits enfants, mes amies par hiérarchie, Vinciane, Christine,Khadija, Caroline, Irina, Djamila. L’intensité de ma lumière est pourtant centrée sur la mère et l’enfant qui me donnent respect et sourires sans retenues.
|