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Tant que tu m’offriras le droit à ta présence, le droit de te voir, là, dans mon univers de vert, de couleurs des fleurs, des chants d’oiseaux, des bruits de l’eau des rivières, je serai heureux .
Je veux répandre sur ces feuilles blanches des gouttes de moi-même, des mots, des mots si gentils et attendris qu’ils puissent te faire entrevoir le monde meilleur, le monde de la poésie, le monde des sentiments vrais, le monde de l’amour de la femme et des enfants, l’affection dans sa plus intime implication.
Tes racines de fleur puisent sans réserve l’eau de la pluie, l’eau des ruisseaux pour faire de toi une perle dans la nature. Ta corolle se colore du bleu du ciel, du jaune du soleil telles les plumes de l’oiseau du paradis.
Libellules et papillons se délectent sur ton pistil et s’enivre de ton parfum, ajoutant à la beauté visuelle, le bruit des murmures des ailes battantes, des ailes de ton cœur.
Pourquoi donc n’ai-je découvert ce trésor qu’aujourd’hui, pourquoi donc avoir tant tardé à me combler de rêves angéliques. Une fée sans doute, une fée tu dois être.
Que je puisse du souffle de ma respiration te faire connaître la grandeur des vrais sentiments, la grandeur d’une brise qui caresse ton être entier. Petite fleur, tu es admirable, adorable, j’ai besoin de ta vision pour vivre un bonheur, certes difficile mais que personne ne pourra me prendre
Des couleurs…
Si une rose peut avoir des épines, le cœur qui la regarde ne verra que la splendeur du velouté et des couleurs de ses pétales, le vert de ses sépales et humera le parfum délicieux qui s’en échappe. Cela voudrait-il dire que l’amour est aveugle ? Non car le cœur a ses raisons puisqu’il y a un cœur à cœur et non un tête à tête. Cette belle rose aux joues éclatantes, aux lèvres tendres, au regard profond ne s’invente pas, elle s’admire. Il est vrai que la mettre devant une surface d’eau, un lac, la multiplie. Images oui mais pas mirages. La rose est là, réelle, subtile, adorable, enchanteresse, elle se mire au gré des vaguelettes et danse avec âme et séduction.
Quand on aime, on offre toute sa tendresse, sa joie, son plaisir de vivre, sa raison d’être.
Tel un arc en ciel on en voit le départ mais jamais la fin et pourtant toutes les teintes sont là, toute la magie du rêve, de l’âme et du cœur qu’on regarde ébahi. Cet arc en ciel éclaire ton cœur, ton regard et ne s’éteint qu’en toi porteur de la vision des cieux, t’apportant la douceur des couleurs, la fusion de la lumière et de l’eau. Tu es magique…
La nature…
Or précieux, perle rare,
Si la nature est bien faite, c’est une évidence, si la nature est plus attirante aujourd’hui c’est parce que tout est devenu beau et merveilleux quand j’ai pu me noyer au fond de ton regard et y percevoir des sentiments inconnus jusqu’ici.
Tu as renversé mon cœur et un vent digne des plus douces brises qui caressent ta corolle de rose a soufflé sur ma tête.
Je pense à cette fleur du matin au soir et en rêve la nuit. Mon cœur s’est arrêté à toi et se comble de ta gentillesse, ta beauté, ton intelligence.
Les fruits…
Fleur superbe aux fruits couverts d’affection, que mon admiration dans tes yeux superbes trouve le reflet.
Telle la rosée du matin, je voudrais poser ma tête sur tes seins et de baisers tendres caresser tes feuilles et tiges.
Sur une voie lactée parsemée d’étoiles mon regard s’attarde et mon cœur se lézarde.
La nature est belle, superbe, tu es la femme, celle pour qui le ciel même s’écoule comme un ruisseau abreuvant d’amour les berges enchantées.
Insomnies…
En cette nuit d’insomnies, il me prend l’irrésistible envie d’être avec toi, avec toi sur ce papier, avec mes mots, mon seul moyen de communication.
Oui les mots sont les gouttelettes de cette petite source qui jaillit de terre et éclabousse en rebondissant sur les cailloux pour transmettre mes émotions, mais les paroles, meilleur moyen de communiquer sont le bruit des rebondissements de ces cascades de flots qui s’écrasent, s’enfoncent dans le sol et en ressurgissent bruyamment pour grossir un ruisseau, reproduisant les battements du cœur, les cris de l’âme plus intensément que le crissement de la plume sur cette page blanche. Je ressens l’impuissance de reproduire par l’embrun de mes sentiments le plaisir de transmettre par le ton de la voix, les intonations expressives comme l’eau qui se glisse sur les rochers, se faufile entre les algues, abreuvent les insectes murmurant, les oiseaux joyeux arborant leur plumage coloré et leur chant apaisant. Oui, par les mots, on transmet mais on ne partage pas l’amplitude des cris de l’intérieur qui finissent par se fondre dans l’être aimé comme le ruisseau se blottit dans un beau fleuve tranquille.
Et pourtant ce fleuve d’ondes humaines va alimenter un grand lac, le bonheur. Bonheur restreint certes mais bonheur de rêver, d’être, de paraître. Elle est immense cette nature, réchauffée par un soleil ardent qui a couvé une rose impériale, une rose exceptionnelle, faite de beauté, de couleurs, une rose parfumée par la gentillesse, le sourire, l’intelligence, la joie de vivre, d’exister. Vers ce ciel sans fin, un regard unique, pénétrable, miroir de la femme, de la mère, s’élance pour éblouir sans restriction les étoiles et les anges dont il va caresser les ailes et protéger la nature, l’essence de la vie, l’amour.
Ce samedi à une heure du matin, je vis un conte de fée et admire les coups de baguette magique qui tranquillisent ce lac profond et bleu, protègent la rose des rayons solaires trop ardents, intensifient le flux exaltant des yeux superbes, éclatent un visage de sourires rosés, marquent le contour d’une bouche incroyablement dessinée, illuminent les contours d’un corps magnifique.
Fantasme,
Tes yeux aux clartés éternelles, ton cœur de neige pure s’unissent aux cygnes blancs sur un lac. Ma main voudrait se perdre dans ta chevelure et je plongerais dans cette masse d’eau où ma tête amoureuse d’ivresse se laisserait bercer de caresses.
Voici le temps où vibrant sur ta tige, rose tu évapores sons et parfums qui enchantent l’air du soir. Tu éblouis comme l’aurore et console comme la nuit. L’harmonie de ton beau corps est exquise, ta voix en exhale les effluves, ton haleine en fait la musique, tout entraîne la métamorphose de tous mes sens.
Questions…
Que deviendraient les brillants sans tes yeux, que deviendraient les anges sans ton ciel, que deviendrait la nature sans cette belle rose dans ton regard, que deviendrais-je sans la femme ?
Torrent fracassant des afflux de mots qui éclairent cette page, pourquoi toute la terre n’en résonne-t-elle pas ?
La poussière, sous tes pas, est faite de mille étoiles, le soleil n’a d’éclat que sur ton passage.
Que les paysages sont gais, verdoyants et chauds quand tu es là.Si beauté et gentillesse se sont unies c’est dans ton sillage. |
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