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Reflexions
La mort.
On se pose tous des questions sur l’après vie. Tous ceux que j’ai aimés sont assemblés dans l’image sublimable que je ressens, que je consulte. Ceux qui m’ont quitté, qui ont quitté mon environnement se présentent à moi avec toutes les réponses que j’attends lorsque je fais appel à l’un d’entre eux. Il m’arrive régulièrement de correspondre verbalement avec eux et ma mère, mon père et ma sœur forment le trio qui répond à mes attentes. Ils m’apparaissent toujours souriants, bienveillants, à l’image de leurs attitudes dans leur vie à mes côtés et répondent par leur attitudes non verbales à mes questions sur les évènements qui surviennent et me paraissent insurmontables. Ma foi en eux est telle que je ressors de ces confrontations, guidé vers un bonheur insoupçonnable comparativement aux rapports dans la vie.
Que deviendrais-je ?
Dès mon dernier souffle je rentrerai au paradis (du perse paradeiso, jardin clôturé) et ma pérennité sera ainsi assurée. Il est clair à mes yeux que je les rejoindrai dans ce cercle clôturé. Ma vie a été calquée sur leur modèle, faite d’erreurs probables, mais, toutes, non entachées de fautes d’intentions malsaines. Je ne pourrai que laisser derrière moi le meilleur de mes pensées et actes et l’appel de tous ceux qui resteront sur terre sera suivi du même ressenti de guide spirituel. La lumière éclaire mon éden. Deux expériences dans ma vie me confortent ainsi dans cette vision : un accident de moto ou sur une fraction de secondes une clarté intense a imagé mes plus proches et une opération cardiaque, où pendant cinq heures trente j’ai été maintenu en vie assistée et là aussi cette même clarté sur bord flou mais avec les personnes aimées apparaissaient nette dans un paysage paradisiaque.
La vie.
Conduire sa vie pour réussir sa mort est suivre le chemin qui est semé du respect de soi et des autres. L’amour est la marque la plus indélébile du respect. Il est un partage avec les autres et n’entraîne pas impérativement un échange. C’est être présent pour l’autre en toutes circonstances tant dans les faits que dans la pensée positive. Si des émotions s’y attachent, elles peuvent être une source d’amplification ou de détérioration du sentiment. La sagesse me parait se situer dans la compréhension, la disponibilité à l’autre. Dans l’histoire de l’homme l’intelligence était siégée dans le cœur et ce n’est que plus tard que l’intelligence a été perçue dans le cerveau. L’intelligence (intellengentia) est la faculté de comprendre. La disponibilité du cœur à l’autre est la meilleure façon de comprendre, est donc bien le centre de l’amour. La durée du sentiment n’est constante qu’hors passions, hors intérêts. Chercher à l’horizon son bonheur en plaçant au passage tous les repères et les situer sous un ciel surplombant un océan immense avec pour avant plan plantes, fleurs, oiseaux sous un soleil éclatant. C’est ainsi que la femme est pour moi une rose magnifique se mirant sur les vagues d’un ruisseau chantant avec les insectes et oiseaux. Mon arrivée sur cette terre est placée sous la douceur de ma maman, femme exceptionnelle, me guidant vers un rapport sensuel, spirituel, amoureux de l’humain. Mon humanisme est ainsi fondé par mon expérience éduquée certes, mais corrigée par les sciences et surtout les sciences humaines. Sociologues, psychologues et philosophes m’ont guidés à petits pas vers l’amour des autres sans envie ni exigence de retour. C’est un vrai partage que j’ai offert. Je confirme assumer mes responsabilités et les avoir toujours assumées, même si des maladresses peuvent m’être reprochées.
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Solitude
De Renée D, 94 ans, non voyante ayant pour seule occupation d’écouter des cassettes de chants d’oiseaux…
La vie passe…
Le temps passe et tout s’efface
Le vide se fait autour de soi
Et on s’aperçoit
Que les plus proches
Sont souvent les plus loin
Ils suivent leur petit bonhomme de chemin
Sans s’occuper de rien
Ils pensent : « elle ne demande jamais rien
Elle se débrouille très bien
Seule dans son petit coin »
Mais un peu plus
Nous aurait fait beaucoup de bien
Aurait ensoleillé notre chemin…
Tout passe tellement vite dans la vie !
Je vous en supplie
N’oubliez pas
Ceux qu’on oublie…
Poème dicté suscitant l’émotion et posant pas mal de questions.
La solitude atteint-elle seulement les personnes âgées ? Non ce n'est pas la réponse mais assurément cet état d'âme demande des réflexions distinctes.
Dans la culture Nord africaine aujourd’hui, les vieux sont le centre de la famille qui vit autour de l’ainé. Il n’y a qu’une génération chez les européens, la situation était pratiquement similaire. Les enfants, sans accueillir de manière aussi présente la génération passée, se préoccupait plus régulièrement de leurs parents. Déjà pourtant, on connaissait les maisons de repos, les vieux valides isolés, mais avec la visite régulière des enfants, la prise en charge complète certains jours et surtout le week-end. Le passage de l’expérience de l'aieul par des anecdotes qui faisait parfois sourire, de l’histoire d’un passé récent vécu, alimentait le parcours éducatif des jeunes. Faut-il s’inquiéter de ce désintéressement des valeurs transmises ? Bien sûr, la situation constatée d’une décadence de civilisation sur le plan des valeurs et du sens donné à la vie, confirme l’intérêt à revenir un peu en arrière. Le respect (du latin respectumus (« égard », « considération ») dérivé de respecere (« regarder en arrière », « derrière soi »)) des autres entraîne inéluctablement au respect de soi-même et, plus important peut-être, nous conduit à l’amour. L’éducation de base est à repenser très activement et pourtant, ne peut plus s’articuler que sur les parents seulement. Grands parents, adultes, enseignants, politiciens, services publics divers devront indispensablement être coopérants dans cette mission perdue par les générations nouvelles.
La solitude des anciens dépend donc essentiellement de la mission que nous accepterons de conduire pour l’avenir.
Cette solitude peut aussi être ressentie moins intensément si nous donnons un rythme à notre vie. Il serait utile de s’inscrire dans des horaires réguliers de lever, d’occupations (si minimes soient-elles), bref d’organiser sa vie autour de petites activités à heures que l’on s’impose. |
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Vivre mieux.
On devrait rapidement inscrire dans les programmes scolaires des cours de communication. Peut-on espérer une directive politique, donc une directive d’en haut ? Sûrement pas et il faudra des réactions de masse de la part des parents pour imposer l’idée. Elle fera partie d’une écologie relationnelle qui englobe quatre actions : demander-donner-recevoir-refuser.
Dans la communication nous sommes trois : vous, moi et la relation entre nous, vision que soulève Jacques Salomé. Savoir être, savoir devenir, savoir créer sont son credo.
Jacques Salomé parle apposition contre opposition, une seule lettre change. Dans la lutte contre la violence il parle de l’exemple de Zidane en coupe du monde de football. Si en lieu et place du coup de boule il avait ramassé un brin d’herbe et le tendre à son opposant italien en lui disant, je te renvois ton message, nous aurions aujourd’hui une autre approche de l’exemple sportif.
Nous sommes des êtres de relation, Nous avons des messages positifs, valorisants et des messages négatifs, destructeurs. La « non » réponse à nos relations amène la violence. Notre société est affamée de partage, elle pose la solitude de paupérisation de la communication.
Carl Rogers disait « quand je m’accepte tel que je suis, je peux changer. C’est une acceptation inconditionnelle d’autrui. Connais-toi toi-même et tu connaîtras les dieux. Jacques Salomé propose l’utilisation d’un bâton de parole, bâton placé au milieu de la table ou du cercle de famille qui n’autorise que celui qui le prend en main à parler.
Je me conforte
Être poète c’est être créatif, faire.
Un amour entretenu ne s’use jamais.
Michel Boujenah réalisateur d’un film : les trois amis, disait « l’amitié c’est aimer sans faire l’amour ».
L’avenir, c’est aussi la mémoire !
ARAGON: "Heureux celui qui meure d'aimer"
Trois chanteurs canadiens chantent "Quand les hommes vivront d'aimer, il n'y aura plus de misère"
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